La situation à Eurocontrol est quelque peu délicate : le dialogue social est mis à mal par l’administration depuis l’avènement de la pandémie COVID-19. Le 29 mai dernier, les 4 syndicats (TU) d’EUROCONTROL, ainsi que le SCS et la CSC se sont réunis pour la 4ème journée consécutive afin de discuter de la proposition du Directeur général à propos des mesures de solidarité financière, telle qu’elle a été distribuée aux membres en début de semaine.

Les 4 syndicats ont déjà confirmé leur soutien concernant les mesures qui ne nécessitent pas une modification des statuts actuels. Cela représente déjà 24 millions d’euros sur un total de 28 millions pour l’exercice budgétaire 2020.

Le directeur général a confirmé que les 4 millions d’euros manquants sont considérés comme étant les plus importants, car ces derniers seraient directement dérivés du personnel. Selon lui, les États membres d’EUROCONTROL “veulent voir le personnel souffrir”. Les 4 syndicats ont bien compris la symbolique de la contribution directe du personnel à la crise actuelle.

Pour cette raison, les syndicats, le SCS et la CSC se sont mis d’accord sur une position commune (voir en annexe), en tenant compte de la demande de la DG d’examiner les points 4.1.e-h de sa proposition. Dans ce contexte, les syndicats ont également confirmé leur soutien au congé volontaire dans l’intérêt du service conformément à l’art. 42c mais ils ont insisté sur le fait qu’un LIIS obligatoire ne pouvait pas être accepté. Après la présentation de la contre-proposition du syndicat à la DG, les réunions ont été interrompues pour une courte pause. Après la pause, le directeur général a exprimé son mécontentement à l’égard de la proposition des syndicats bien qu’elle couvre les mêmes 4 millions d’euros manquants qui figuraient dans la première proposition.

Nous ne comprenons pas que la DG ait résisté à l’idée de poursuivre les discussions et les négociations sur les points qui n’étaient pas à sa pleine satisfaction. Au lieu de cela, le directeur général a conclu la réunion après seulement 10 minutes, laissant les 4 syndicats dans l’incertitude.

L’USB, l’USEF, la FFPE et la TUEM sont convaincus que leur proposition est plus que raisonnable, pour de nombreuses raisons. Outre le fait que certaines des idées originales de la DG ne sont pas juridiquement stables, notre contre-proposition couvre le montant exact requis à l’origine. Nous avons également souligné à plusieurs reprises que chaque poste serait bien sûr ouvert à la discussion, ce que le directeur général ne veut pas envisager.

Cela confirme malheureusement la détérioration à Eurocontrol du dialogue social au cours des 2,5 dernières années, et là où nous en sommes aujourd’hui : dans une position où les décisions sont imposées au personnel. Les partenaires sociaux d’EUROCONTROL sont unis en ces temps difficiles pour nos membres et nous continuerons à travailler dans le meilleur intérêt non seulement de nos membres mais aussi de tout le personnel de l’Agence.

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