Actualisation salariale : + 2,0 %
Baisse de la contribution pension : – 0,3 %
Effet combiné net : +2,2 % en moyenne
Depuis 2015, l’actualisation des rémunérations et pensions nous garantit à nouveau le parallélisme avec les rémunérations des fonctionnaires des États membres. Les données du passé nous ont montré que ce parallélisme entraînait grosso modo une évolution comparable à l’inflation sur le long terme.

Les faits sont importants

Avant d’expliquer en détail les résultats de l’actualisation des rémunérations et pensions pour 2019, il est utile de rappeler que la Méthode actuelle a été obtenue à la suite de plusieurs actions de grève de longue durée, dans les années ’80 et ’90. L’Union Syndicale était déjà à la pointe du combat pour l’obtention d’une méthode automatique d’adaptation des rémunérations, alors que le Conseil et d’autres syndicats insistaient pour une adaptation qui serait négociée chaque année.

Après plusieurs années de stagnation salariale au cours desquelles le personnel a perdu plus de 12 % de pouvoir d’achat (alors que les fonctionnaires nationaux n’en ont perdu que 4 %), un des seuls points positifs que l’Union Syndicale a pu obtenir lors de la réforme du Statut de 2014 a été la mise en place d’une Méthode entièrement automatique d’actualisation des rémunérations et pensions, qui ne laisse plus au Conseil aucune possibilité de modification ou de blocage.

Comment les choses se passent-elles maintenant ?

Sur la base des données fournies par les États membres et contrôlées par Eurostat, ce dernier établit un rapport indiquant quelle a été l’évolution du pouvoir d’achat des fonctionnaires dans onze États membres (au lieu de 8 précédemment) et quelle a été l’inflation en Belgique et au Luxembourg, sur la base des indices des prix nationaux mais en tenant compte de notre schéma de dépenses et d’une répartition d’environ 80% – 20% entre Belgique et Luxembourg.

La Commission prend acte de ce rapport, en informe les autres institutions et demande au PMO d’adapter en conséquence son programme informatique. La nouvelle grille des salaires est alors publiée pour information au JO série C vers la mi-décembre, au moment où nous recevons nos fiches de paie avec les nouveaux montants.

Comment s’expliquent ces 2,0 % ?

Ce pourcentage correspond à une inflation de 1,5 % selon le nouvel indice artificiel belgo-luxembourgeois et une hausse de 0,5 % du pouvoir d’achat net des fonctionnaires nationaux entre juillet 2018 et juin 2019. Des pertes de pouvoir d’achat ont été enregistrées en Pologne, France et Italie alors que dans les huit autres États membres du panier, le pouvoir d’achat des fonctionnaires nationaux a augmenté, particulièrement en Espagne et en Suède.

L’actualisation de +2,0%, rétroactive au 1er juillet 2019, devrait déjà être intégrée à nos salaires de décembre.

Taux de contribution pension 9,7 %

Avec effet au 1er juillet 2019 également, le taux de contribution au régime de pension va baisser de 10 % à 9,7 %.

Cette baisse est le résultat de l’évaluation actuarielle de notre régime de pension, qui permet de déterminer le taux nécessaire pour financer un tiers de nos futures pensions, les deux autres tiers étant à charge du budget général.

L’actualisation des rémunérations s’applique au traitement de base et à la plupart des allocations et indemnités alors que la contribution pension n’est due que sur le traitement de base. L’effet combiné net de ces deux adaptations sera en moyenne de +2,2 % (pour les collègues en activité – nos collègues pensionnés ne bénéficient bien évidemment que de l’effet + 2,0 %) mais variera selon les situations individuelles.

L’Union Syndicale espère que vous profiterez de cette actualisation et du rappel de cinq mois (en moyenne 11 %, et 10 % pour les pensionnés) qui l’accompagnera vers la mi-décembre pour passer d’agréables fêtes de fin d’année.